Si à l’origine et comme son nom l’indique, les épisodes cévenols se produisaient principalement dans les Cévennes et les alentours du pays Cévenol, on remarque depuis maintenant plusieurs années que des phénomènes similaires se produisent très régulièrement sur l’ensemble des reliefs de l’arrière pays méditerranéen. C’est pourquoi on parle aujourd’hui d’épisodes méditerranéens plus que d’épisodes cévenols.

On constate en effet depuis de nombreuses années qu’entre septembre et décembre, la région est régulièrement impactée par de violents orages accompagnés de pluies souvent diluviennes et pouvant dépasser les 200mm/jour, soit l’équivalent de plusieurs mois de précipitations. Ces dernières se déversent en quelques heures, générant des crues d’une rare intensité et qui dévastent tout sur leur passage, ainsi que de violents orages fortement localisés.

Pourquoi et comment naissent ces épisodes cévenols ?

Se produisant souvent pendant la saison automnale, il s’agit de la conjonction d’une mer dont l’eau est particulièrement chaude et de la proximité de reliefs escarpés, provoquant ainsi ce phénomène météorologique. En effet, quand la masse d’air qui s’est réchauffée et humidifiée au contact de la Mer Méditerranée prend la direction du Nord, elle va butter contre les reliefs des Cévennes et finir par rencontrer l’air froid présent en altitude. Des nuages chargés de pluie se forment alors, mais bloqués par les reliefs montagneux, ils se reforment perpétuellement, occasionnant des précipitations soudaines qui peuvent durer plusieurs heures. La violence des orages est ainsi d’autant plus grande que le contraste d’humidité et de température des deux masses d’air est important.

Une fois l’épisode méditerranéen terminé c’est souvent un spectacle apocalyptique qui s’offre à nous, entre ruines, voitures déplacées et routes dévastées par la puissance de l’eau, ces quelques heures d’intempéries auront souvent métamorphosé le paysage. Nous avons tous en tête les dégâts matériels et les drames humains qui se sont joués à Nîmes en 1988, à Vaison la Romaine en 1992, à Sommières en 2002, ou encore à Draguignan en 2010.

Quelles conséquences ?

Ces orages soudains accompagnés de fortes précipitations sont ainsi souvent à l’origine d’une érosion des sols qui font de ces zones sinistrées des régions à la topographie accidentée et où le phénomène de retrait/gonflement des argiles est très fréquente. En effet, lorsque la teneur en eau augmente dans un sol argileux, le volume de ce dernier gonfle mécaniquement, provoquant ce que l’on appelle le « gonflement des argiles ». A contrario, une baisse de la teneur en eau du sol provoquera un phénomène inverse que l’on nomme « retrait des argiles ».

L’une des principales conséquences de ce processus est que les sols de notre région présentent souvent un profil géotechnique particulièrement instable qui favorise mouvements de terrain et apparitions de fissures en façades des habitations.

Vous habitez le Gard, l’Hérault, l’Ardèche, le Vaucluse ou d’autres départements de l’arrière pays méditerranéen et avez connu des épisodes cévenols ? Sachez que dans le cadre d’un sinistre de ce type, l’étude de sol G5 vous permet de contrôler si les fondations existantes de votre habitation sont bien adaptées aux caractéristiques du sol sur lequel elle a été construite, définir l’origine du sinistre, et le cas échéant vous apporter des solutions pour une reprise en sous œuvre.

Spécialiste de l’étude de sol dans le Gard, l’Hérault, la Lozère, le Vaucluse, l’Ardèche, la Drôme et les Bouches du Rhône, Pack Etudes vous propose la réalisation d’une étude géotechnique adaptée à votre situation ou à votre projet. Parce que l’étude de sol doit être assurée tant de manière préventive que suite à des phénomènes météorologiques de plus en plus soudains et imprévisibles, nous vous garantissons à travers des études très précises une parfaite connaissance de la composition de votre sol et des solutions adaptées à votre situation.

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